Être cité par ChatGPT et Perplexity
Fichiers llms.txt, découpage, balisage spécial : Google a répondu en mai 2026, et c'est non. Ce qui compte vraiment pour être repris par les moteurs de réponse.
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Une refonte réussie ne se voit pas dans Google. Les positions bougent quelques jours, reprennent leur place, et personne n'en parle. Une refonte ratée se voit immédiatement : les visites décrochent dans la semaine qui suit la mise en ligne, et il faut des mois pour revenir au point de départ.
L'écart entre les deux ne tient presque jamais au design. Il tient à une poignée de décisions techniques prises au moment du basculement, souvent par défaut, souvent par personne en particulier. Voici lesquelles, et dans quel ordre les traiter.
Google rattache tout ce qu'il sait d'une page à son adresse : les liens reçus, l'historique, les positions acquises. Vous pouvez refaire entièrement l'apparence d'une page, réécrire ses textes, changer de technologie. Tant que l'adresse reste identique, rien n'est perdu.
Le jour où l'adresse change, il faut dire explicitement à Google où la page est partie. C'est le rôle de la redirection permanente, le code 301. La documentation de Google sur les déménagements de site est nette sur ce point : les redirections permanentes ne font pas perdre de PageRank. Encore faut-il qu'elles existent, et qu'elles pointent au bon endroit.
Un plan de redirections n'est pas une règle générale, c'est un tableau : une ancienne adresse, une nouvelle adresse, une ligne par page.
Recenser l'existant. Trois sources à croiser. Le sitemap actuel, d'abord. Les journaux du serveur ensuite, qui contiennent des adresses que le sitemap a oubliées. Enfin la Search Console, rapport Indexation des pages, qui liste ce que Google connaît réellement de votre site. Ajoutez-y les pages qui reçoivent des liens depuis l'extérieur : ce sont les plus chères à perdre.
Attribuer une destination à chacune. La destination est la page équivalente, pas la page d'accueil. Rediriger cinquante fiches vers l'accueil revient à déclarer que ces pages n'existent plus, et Google les traitera comme telles.
Vérifier qu'il n'y a pas de chaîne. Une redirection qui mène à une redirection qui mène à une troisième ralentit l'exploration et dilue le signal. Google tolère trois à cinq sauts ; en pratique, visez-en un seul.
Tester avant la mise en ligne. Chaque ligne du tableau se vérifie, à la main ou par script. C'est la partie fastidieuse, c'est aussi celle qui sauve le trafic.
Pendant le développement, le site est tenu hors des moteurs, par une règle dans le robots.txt ou une balise noindex. Elle part en production avec le reste, et le site disparaît des résultats. C'est l'erreur la plus banale et la plus brutale : elle ne se voit sur aucun écran, le site est parfaitement normal pour un visiteur humain.
Une refonte est l'occasion de faire du tri, et le tri se fait souvent au juger. Une page publiée il y a quatre ans peut être celle qui amène le plus de visiteurs qualifiés. Avant de supprimer quoi que ce soit, regardez les chiffres : impressions, clics, position moyenne. Une page qui rapporte se garde, même si elle vous ennuie.
Le sitemap doit décrire le nouveau site, et lui seul. Un sitemap qui déclare encore des adresses redirigées envoie un signal contradictoire au moment précis où Google essaie de comprendre ce qui a changé.
Vos redirections fonctionnent, donc les liens internes vers les anciennes adresses fonctionnent aussi, et personne ne remarque rien. Ils ajoutent pourtant un saut inutile à chaque visite et à chaque passage du robot. Les liens internes doivent viser directement la nouvelle adresse.
Reprise du site précédent, elle désigne encore l'ancienne page. La nouvelle page déclare alors elle-même qu'elle n'est pas l'originale, et demande poliment à ne pas être indexée à sa place.
Sans relevé antérieur, aucune discussion sur l'après n'est possible. La veille du basculement, prenez quatre relevés et archivez-les.
1. La liste des pages indexées et leurs impressions sur les trois derniers mois, depuis la Search Console. 2. Les vingt requêtes qui amènent le plus de clics, avec leur position moyenne. 3. Les pages d'entrée les plus fréquentées, depuis votre outil de mesure. 4. Les Core Web Vitals de terrain, page par page.
Après la mise en ligne, c'est sur ces quatre relevés que se juge la refonte, pas sur une impression générale ni sur la courbe du premier week-end.
Google l'écrit noir sur blanc : pour un site de taille moyenne, il faut compter quelques semaines, parfois davantage, avant que les nouvelles adresses remplacent les anciennes dans les résultats. Sur un site volumineux, c'est plus long encore.
Une baisse de trafic pendant les deux premières semaines est donc attendue, à condition qu'elle se résorbe. Une baisse qui dure six semaines n'est pas une période de transition : c'est un problème technique qui n'a pas été cherché.
Non. Un site se refait quand il ne remplit plus son rôle : il ne convertit plus, il n'est plus modifiable, il ne tient plus sur mobile, ou il représente une activité qui a changé. L'âge n'est pas un motif. Le choix du socle technique, lui, se pose à ce moment-là : nous l'avons détaillé dans Next.js ou WordPress.
Pas mécaniquement. Une refonte bien menée protège l'acquis et lève des freins techniques : vitesse, structure, accessibilité, contenu. Ce sont ces éléments qui font remonter les positions, pas le fait d'avoir changé de site.
Uniquement si le nom de domaine ou le sous-domaine change : la Search Console propose alors un outil de changement d'adresse. Une refonte sur le même domaine ne se déclare pas, elle se laisse découvrir, à travers le sitemap et les redirections.
Oui, et c'est souvent plus sûr sur un site volumineux : on bascule une section à la fois, on vérifie, on passe à la suivante. Le plan de redirections reste le même, il s'applique par lots.
Chez Dédale, le plan de redirections est écrit avant la première ligne de code du nouveau site, pas la veille de la mise en ligne. Nous relevons les chiffres de l'ancien site, nous les conservons, et nous les comparons quatre semaines après le basculement.
C'est la seule manière de répondre honnêtement à la question qui compte : est-ce que la refonte a coûté quelque chose, et combien de temps. Vous pouvez nous décrire votre site actuel, nous vous dirons ce qu'il y a à protéger.
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